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DANS LE REGION DE HORTOBÁGY

RESUME

LES DEPORTÉS AUX CAMPS DE TRAVAUX FORCÉS D'HORTOBÁGY

Pendant plus d’un demi-siecle, la fameuse „Puszta” de Hortobágy a bien gardé le secret d’une période inhumaine de notre histoire. Celui du Goulag Hongrois, „la Sibérie Stalinienne” de notre pays.

Pendant la premiere partie des années 1950, la puszta de Hortobágy fut le lieu du sort tragique de plusieurs milliers de familles hongroises déportées. De 1950 á 1953, des milliers de personnes y furent déportées.

Des familles, par milliers, y étaient tenues en captivité dans des camps de travail. Pendant une longue période, les victimes et les témoins survivants n’osaient pas en parler. Les faits et les documents concernant leur histoire étaient consignés dans des archives secretes et inaccessibles, fermées - meme  aux  historiens -  jusqu’en 1995, cinq années apres les changements politiques.

En 1990, pas moins de mille anciens déportés de Hortobágy célébraient l’érection de leur premier mémorial, la Croix de Hortobágy, pres du fameux pont á neuf arcs. Cette croix est faite de morceaux  de rails, en souvenir des déportés qui, apres avoir été enlevés de leurs maisons, avaient été transportés dans des wagons á bestiaux jusque dans les camps ou ils étaient tenus enfermés. Depuis, cette croix est devenue un lieu de pélerinage. Le régime communiste a supprimé la plupart des traces de ces camps. Des mémoriaux ont toutefois été érigés, les uns apres les autres, á l’emplacement des anciens camps. Ils sont destinés á la postérité et á l’histoire. Des images de ces mémoriaux figurent dans notre publication.

Au début des années 1950, alors qu’en Europe de l’Ouest la guerre tombait déjá dans l’oubli et que l’on était en pleine phase de reconstruction, ici, lors des dernieres années staliniennes, la dictature soviétique atteignait son plus haut niveau. Actuellement, il existe une littérature abondante traitant cette période. Ce n’est qu’en 2001 et 2002 que les deux volumes des „Exclus”, basés sur des recherches récentes sur les camps de travail de Hortobágy, ont été publiés.

Une carte montre l’emplacement des camps et la date de leur création. Le nombre de personnes mentionné se réfere á l’année 1953, époque á laquelle les déportés furent relachés. Il faut y ajouter le nombre estimé de ceux qui y sont morts et le nombre d’enfants qui ont été libérés plus tot. On peut ainsi estimer le nombre total des déportés á dix mille.

N’importe qui pouvait se retrouver sur la liste des personnes á déporter. Il suffisait de posséder une grande maison de paysan bien équipée, un appartement spacieux en ville ou seulement avoir un ennemi influant. Le but des déportations était cependant clair: avant tout liquider la classe moyenne urbaine et agricole et terroriser la société. Cela a été occulté  jusqu’á nos jours. Vu qu’une déportation á l’intérieur meme de notre propre pays n’a pas de précédant, il n’y a pas de terme adéquat pour définir ce qui s’est passé dans la réalité. Dans les années 1950, les autorités employaient  le mot déportation comme  „code” et les déportés étaient appelés „colons”.

La premiere vague d’action secrete des Authorités de Sécurité de l’Etat, bien coordonnée, s’était étendue á travers les villages proches de la frontiere sud. Plus de deux mille personnes y furent arretées le 23 juin 1950 et transférées dans sept camps de travail. Puis, en 1952, deux derniers camps ont été peuplés par des personnes arretées dans des villes de province, comme Nagykanizsa, Miskolc et Szeged.

De goupes armés de la police et des Autorités de la Securité d’Etat raflaient des familles entieres, sans aucun préavis, leur accordant une demi-heure pour emballer quelques affaires. Enfants, personnes agées ou malades ont été enlevés sans distinction. En cette demi-heure, ils perdaient leurs propriétés. Leurs affaires, maisons ou appartements étaient confisqués.

Apres leur arrivée dans la Puszta, ils étaient réunis dans des étables á moutons, cent á deux cents personnes ensemble, et forcés de travailler de longues heures dans des conditions pénibles. Leurs papiers d’identité étaient confisqués et tout contact avec l’extérieur leur était interdit. Les soins médicaux étaient hors de leur portée. Ils n’étaient transportés á l’hopital que dans des cas d’urgence extreme.

L’arreté qu’on leur remettait ne mentionnait pas la durée de leur déportation. Ils n’avaient ainsi aucun espoir de recouvrer leur liberté un jour.

Apres le décés de Staline, le systeme politique s’est adouci graduellement. En juillet 1953, une loi entrait en vigeur visant á dissoudre les camps de travail. Du mois d’aout jusqu’á la fin octobre les déportés furent libérés par petits groupes, mais la majorité d’entre eux restait interdite de leurs villages ou villes. Ils ne recouvraient rien de ce qui leur avait appartenu, ce qui rendait tres difficile la reprise d’un nouveau départ dans la vie. Une documentation relatant leur passé ainsi que les observations de la police et de la Sécurité d’Etat ont accompagné leurs parcours jusqu’en 1990. Leurs enfants avaient des difficultés d’etre admis dans des lycées ou á l’université.

La génération de leurs parents ou grands-parents n’a pas pu voir l’effondrement du communisme. C’est pour commémorer leur destinée que nous avons érigé le monument de Hortobagy et permettre ainsi aux futures générations d’apprendre de l’Histoire.

 Traduction : Gabor Gaylhoffer

 

 

 

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